J’ai de nouveau pu auditionner Madame Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseigne


🏛 J’ai de nouveau pu auditionner Madame Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche et plus particulièrement sur la place de la recherche française dans le Monde.
Au sein du programme annuel de performance, tous les indicateurs concernant l’importance internationale de la recherche française se détériorent.
Ils signent l’inexorable recul de la recherche française dans le Monde et en Europe.
La part des publications de référence internationale des opérateurs de la mission dans la production scientifique mondiale et européenne ne cesse effectivement de reculer.
Les cibles proposées pour les prochains exercices budgétaires actent la poursuite de la perte d’influence de la recherche française dans le Monde.
Ce, en dépit de la hausse des moyens consacrés par la Loi de Programmation de la Recherche.
Selon Madame la Ministre on ne doit pas aller plus loin pour réhabiliter la recherche française, alors que je lui demandais d’être plus ambitieuse budgétairement que sur la trajectoire prévue dans la Loi de Programmation de la Recherche (pour les années 2021 à 2030).

Je reconnais que cette loi procède à de nombreuses modifications favorables : en matière de recrutement, de renforcement du lien recherche/entreprise et de renforcement aussi du financement des projets, sans oublier diverses simplifications.

Toutefois, dans le cadre de la discussion de ce projet de loi, si j’avais accueilli favorablement l’augmentation des crédits, j’avais pour autant souligné 2 écueils majeurs :
– un problème de calendrier et de tempo : l’essentiel des augmentations de crédits est concentré sur la période 2027-2030 (soit au-delà du quinquennat)
– un problème de pilotage, avec le maintien d’une dichotomie entre enseignement supérieur et organismes de recherche et l’absence d’articulation entre recherche publique et recherche privée.





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