Après 3 jours et 3 nuits dans l’hémicycle, j’ai voté ce jeudi 6 janvier 2022, à


🏛 Après 3 jours et 3 nuits dans l’hémicycle, j’ai voté ce jeudi 6 janvier 2022, à 5h30 du matin, contre le projet de loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire et modifiant le code de la santé publique, qui prévoit l’instauration d’un pass vaccinal.

Si j’ai toujours soutenu la vaccination pour lutter contre l’épidémie, pour autant je ne me retrouve pas dans la stratégie mise en œuvre par le Gouvernement.

En outre, les propos d’Emmanuel MACRON : « Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça la stratégie » ont jeté le trouble sur les intentions du Gouvernement à l’occasion de ce texte.
Je ne pouvais pas soutenir l’adoption d’un pass vaccinal, dont on ne savait pas réellement s’il était motivé par des impératifs de santé publique ou par une volonté de nuire à certains Français !Les propos du Président de la République, garant de l’unité nationale, sont indignes de la fonction et contre-productifs.
En stigmatisant les non-vaccinés de la sorte il les a braqués.
Les non-vaccinés ont le sentiment d’être traités comme des citoyens de seconde zone au contraire de la promesse d’égalité républicaine, cela pose un véritable problème quant à la méthode de l’exécutif.

L’abandon de la validité des tests pour pouvoir disposer d’un pass m’interpelle également. C’est se priver d’un moyen de lutte contre l’épidémie.

Depuis le début, le Gouvernement fait reposer l’intégralité de la prévention face au Covid-19 sur les épaules des Français sans faire d’efforts pour renforcer notre système de soins.
Au contraire d’augmenter le nombre de lits en réanimation conformément aux promesses présidentielles, des lits ferment du fait de la politique du Gouvernement. Les hôpitaux manquent de moyens et il y a actuellement de fortes tensions sur les effectifs hospitaliers. C’est le résultat de la politique de santé menée depuis le début du quinquennat.
Le Gouvernement devrait accorder des moyens plus importants à notre système hospitalier pour l’aider à faire face à la crise sanitaire.

Ce n’est pas le pass vaccinal qui va résoudre ce problème !

Je regrette par ailleurs qu’aucune clause de revoyure n’ait été prévue et que rien n’ait été dit sur la fin de la mise en œuvre du pass vaccinal.
On va un peu plus loin dans un régime d’exception sur lequel le Parlement n’a aucun contrôle et dont on ignore les conditions permettant d’en sortir.
C’est un blanc-seing donné au Gouvernement sans perspective claire de sortie.

Je pense surtout à notre jeunesse qui souffre de cette crise sanitaire.
Si nous avons obtenu que les mineurs de 12 à 15 ans ne soient pas soumis au pass vaccinal, pour autant, les 16-17 ans seront concernés.
Il est hors de question pour moi de couper nos jeunes d’activités extrascolaires sportives et culturelles dont ils ont besoin socialement.




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