J'ai tenu à être présente à la vaccination de la 1ère drômoise contre la Co

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J'ai tenu à être présente à la vaccination de la 1ère drômoise contre la Covid-19, ce jeudi 7 janvier 2021, à l’EHPAD Dauphine à ROMANS SUR ISERE, désigné comme site pilote pour engager la campagne de vaccination.

Dans le phénomène épidémique que nous vivons, où nous avons affaire à une longue épidémie qui se propage largement, l’arrivée des vaccins est une excellente nouvelle ; il conviendra cependant au plus vite de permettre à ceux qui souhaitent se faire vacciner, de pouvoir le faire.

Le 17 décembre dernier, j'avais dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale interrogé le Premier Ministre sur certains points importants à éclaircir au sujet des modalités de déploiement de sa stratégie vaccinale dans le cadre de la lutte contre la Covid-19.
Le Premier ministre, avait déclaré que l’arrivée du vaccin marquerait un tournant dans la lutte contre ce virus.
Ce à quoi j'avais répondu « que seule une bonne stratégie vaccinale, permettra de prendre ou non ce tournant, tant attendu par les Français ».
Aussi, ai-je recommandé fortement l’implication des acteurs locaux (collectivités locales, professionnels de santé de ville) déjà prêts à mettre la campagne vaccinale en œuvre sur le terrain pour garantir un accès au vaccin à l’ensemble des Français notamment avec la mise en place de centres de vaccination sur les territoires.

Aujourd’hui, le Gouvernement continue à faire du vaccin l'élément central de sa stratégie de lutte contre la Covid-19 et place la France une nouvelle fois dans une position d’inefficacité scandaleuse de par son action. Après le mensonge sur les masques et l'échec du « tester, tracer, isoler », le fiasco de la campagne de vaccination place aujourd'hui la France à la dernière place dans la protection de sa population.
Je déplore la lenteur et l'incohérence flagrante du déploiement du vaccin en France, par ces décideurs qui disaient pourtant avoir tiré toutes les leçons de la crise sanitaire et a de nouveau interpellé le Premier Ministre.

Si l’on dénombre, au 4 janvier, 4,56 millions de personnes vaccinées aux Etats-Unis, 1,37 million en Israël, 316.962 en Allemagne, 182.442 en Italie et près d’un million au Royaume-Uni dès le 27 décembre, pour autant, en France, seules 516 personnes ont reçu une première injection du vaccin. Un nombre ridicule pour le pays de Pasteur et qui ne manque pas de faire vivement réagir le monde médical.

Nous prenons, un peu plus chaque jour, un retard très grave. Suivant la stratégie vaccinale présentée par le Gouvernement en décembre dernier, 1 million de personnes devaient être vaccinées dès janvier. Pour atteindre cet objectif, il faudrait vacciner environ 37.000 personnes chaque jour. Nous sommes très loin du compte. Si nous continuons la campagne de vaccination au rythme actuel, l’objectif du million de personnes vaccinées ne sera pas atteint avant le 5 novembre 2030 ! C’est inacceptable !
Non seulement le Gouvernement ne parvient pas à respecter sa propre stratégie, mais celle-ci était déjà peu ambitieuse si on la compare aux efforts déployés par nos voisins européens.
Rappelons que chaque jour de crise sanitaire supplémentaire représente 1 milliard d’euros de pertes pour notre économie et 500 millions d’euros de dépenses publiques supplémentaires.
Il faut au plus vite enrayer une troisième vague (et un nouveau confinement) en vaccinant le plus vite possible et ce, en vue de protéger les Français, de faire redémarrer l’activité économique de nombreux secteurs comme notamment la restauration, l’hébergement, la culture, le divertissement, le monde sportif, associatif, touristique, les stations de ski …et ainsi reprendre une vie normale.

Le Gouvernement avait pourtant des mois pour réfléchir à la campagne de vaccination avant qu’un vaccin ne soit disponible. La catastrophe de l’absence de masques de protection, au printemps dernier, aurait dû inciter l’exécutif à tout faire pour éviter d’être à l’origine de nouvelles erreurs qui coûtent si cher en vies humaines.

On ne peut pas à la fois mettre en place un conseil citoyen et refuser que le ministre de la Santé vienne s’exprimer devant le Parlement.

Il n'appartient pas à quelques Français tirés au sort de se prononcer sur le bienfondé de la stratégie vaccinale retenue par les autorités gouvernementales, alors que c’est le rôle du Parlement de contrôler l’action du gouvernement. C'est pourquoi, je me joins aux collègues de mon groupe à l’Assemblée nationale, pour que la Mission sur l'impact, la gestion et les conséquences de l'épidémie de coronavirus fasse toute la lumière sur la logistique anticipée par Monsieur le Ministre de la santé pour offrir aux Français, au même titre que leurs partenaires européens, une stratégie vaccinale convaincante par sa rapidité et son efficacité.

De plus, le gouvernement doit inscrire dès le début de la reprise des travaux parlementaires, la semaine prochaine, un autre débat sur la nouvelle politique de vaccination. Avec, cette fois-ci, un vote !

Pour éviter de rater le coche de la reprise, la logistique vaccinale doit être entièrement revue et décentralisée. Comme le suggère Philippe Juvin, pourquoi ne pas créer un tableau de bord quotidien, par département, sur la vaccination en France avec supervision par les préfets ?

Nous devons repenser radicalement la stratégie vaccinale en la confiant aux collectivités locales, aux praticiens de proximité – médecins, infirmiers, pharmaciens et sages-femmes – et aux meilleurs logisticiens. Aujourd’hui, il y a urgence, car le pays qui parviendra à vacciner le plus rapidement ceux qui le souhaitent, sortira en premier de ces crises, sanitaire, économique et sociale.

C’est en transparence, que le gouvernement devra gagner la confiance de nos concitoyens.




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