Nous le savons tous, la menace terroriste demeure maximale, comme l’ont illustr


🏛 Nous le savons tous, la menace terroriste demeure maximale, comme l’ont illustré les évènements dramatiques de ces dernières semaines, notamment à Nice.

Avec 270 victimes du terrorisme depuis 2012, nous sommes bien sur le « long chemin tragique » décrit par l’un des patrons des services de renseignement français devant la commission d’enquête sur la surveillance des filières et des individus djihadistes.

Or, dans ce contexte, nous nous sommes bornés à proroger les dispositions de la loi SILT.

L’action du Gouvernement est trop souvent erratique et manque d’une ligne directrice claire.

Le constat est sans appel, notre degré de protection s’est considérablement dégradé, alors que la menace ne faiblit pas, bien au contraire.

Le cadre de la loi SILT n’est pas adapté. Avec celui-ci, notre cadre de protection se trouve atténuée et rigidifié. Il est de notre responsabilité de protéger nos concitoyens et d’adapter notre arsenal juridique à la réalité de cette menace.

Parallèlement, ayons le courage de modifier notre loi fondamentale. La récente censure du Conseil constitutionnel de la loi « instaurant des mesures de sûreté à l’encontre des auteurs d’infractions terroristes à l’issue de leur peine », destinée à protéger – bien que timidement – la société contre les sortants de prisons radicalisés est la dernière illustration de son inadaptation et de la naïveté de sa jurisprudence.

Il faut cesser de considérer les libertés individuelles des terroristes islamistes comme supérieures à la sécurité collective et enfin mettre en place de véritables dispositifs pérennes de protection de la société contre le terrorisme : rétention administrative, rétention de sureté, expulsion systématique des délinquants représentant une menace, contrôle des réseaux sociaux …




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