Discours d’Emmanuel Macron

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Hier soir, devant la nation, le Chef de l’État a enfin fixé l’horizon de la fin du confinement. Il a par ailleurs assumé et reconnu un certain nombre de failles et de dysfonctionnements dans la gestion de cette crise sanitaire.

Nous avons désormais une date, mais il reste de nombreux obstacles, renforcés par les interventions ce matin du ministre de l’intérieur, qui nous présente le 11 mai comme un objectif et non une certitude et le ministre de l’éducation pour qui, la présence des enfants ne sera pas une obligation …

Pour autant c’est collectivement que nous pourrons réussir à surmonter cette épreuve et il ne doit pas y avoir de relâchements dans notre perception du confinement et encore moins des gestes barrières que nous devons respecter.

Il y a plusieurs problématiques que le Gouvernement doit éclaircir (et ce d’autant plus que depuis le début de la crise j’ai eu l’impression que les doctrines se faisaient en fonction des carences) :

– La question des masques demeure. Les scientifiques s’accordent (en grande majorité) sur leur utilité.

La question n’est pas de dire de façon dogmatique : « Il n’ya pas de consensus sur les masques donc il ne sont pas nécessaires » mais « nous devons mettre les moyens pour équiper les soignants et la population ».

Le Gouvernement doit permettre aux collectivités de constituer des stocks suffisants pour leurs administrés et s’abstenir de toute réquisitions sur des stocks commandés par celles-ci. Les lenteurs administratives doivent être levées.

– La question des tests et leur généralisation. Le dépistage massif dans les Ehpad doit être amplifié, mais il doit également concerner toutes les personnes qui seraient asymptomatiques et porteurs du virus ou « personnes contacts ». Nous réclamons avec les collègues députés de mon groupe "des dépistages à grande échelle", comme en Allemagne.
Nous ne pouvons pas nous satisfaire de moyens insuffisants quand il s’agit de lutter contre une telle pandémie.

La date du 11 mai est désormais l’horizon de notre pays pour commencer à sortir de cette crise.

-Sur la question de la réouverture des écoles, de nombreuses interrogations demeurent également.

Nous ne souhaitons pas de deuxième vague. Aussi, faudra-t’il tout mettre en œuvre pour une réouverture progressive et qui respecte la sécurité sanitaire de chacun. Les enseignants expriment leurs doutes et les élus locaux qui emploient les ATSME, agents de cantines leurs craintes

Il est clair que la relance économique passera par l’ouverture des écoles, pour autant il faut entendre le cri d’alarme des acteurs du tourisme, de l’évènementiel et de la restauration …, qu’il faudra encore mieux accompagner dans cette crise pour éviter les nombreuses faillites. Ils pourront difficilement supporter une ouverture différée !

Comme notre président Damien Abad je souhaite que "soit saisi sur cette question précise le conseil scientifique, qu’il puisse donner un avis et que soit saisi également le Parlement, de manière à ce qu'on puisse en débattre ensemble", afin d'éviter "la polémique sur ce sujet-là".


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